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Notes de lectura

Albertine disparue I, Marcel Proust (Viena Edicions, 2020)

Albertine disparue I, Marcel Proust

Voyage à l’intérieur de l’âme

L’une des caractéristiques les plus remarquables des grandes œuvres d’art (probablement la caractéristique qui les rend telles) est qu’elles sont (ou deviennent) nouvelles à chaque fois qu’on s’y approche. Que chaque fois que nous entrons en contact avec elles, elles vous apportent de nouvelles émotions, sentiments ou réflexions ; elles nous font voir ce que nous n’avions pas encore vu ; ce qu’elles contenaient mais que ne nous a été encore rendu évident, ne vous avait pas été révélé. Bref, qu’elles sont une source inépuisable de découvertes — plus précisément, de joie et de découverte.

Ayant déjà pu profiter des dix premiers volumes de « À la recherche du temps perdu », dans la splendide traduction catalane de Josep Maria Pinto — dix volumes qui, rappelons-le, correspondent aux 5 premiers de l’édition originale, car chaque volume original est publié divisé en deux parties — peut-être pourrions-nous penser que la première part d’Albertine disparue, qui a publié Viena Edicions comme, Albertine desapareguda I, ne peut plus nous surprendre, ne peut plus nous apporter rien de nouveau ; ou du moins remarquablement nouveau. Principalement parce que cela nous coûtera beaucoup et beaucoup de croire que Marcel Proust, ayant atteint une si et si haute taille, puisse surpasser ce qu’il avait déjà écrit dans les volumes précédents.

Heureusement, nous nous errons. Nous nous errons absolument. Ce volume est, après les deux de La prisonnière (La presonera I et La presonera II), celui dans lequel le brillant écrivain français démontre le plus clairement qu’il est possible le miracle de jumeler la beauté littéraire la plus fine ou sublime avec la plus profonde connaissance des abîmes de l’âme humaine. Avec sa prose, il parvient, donc, à un jalon ou niveau que seul un autre géant, William Shakespeare, avait atteint avant lui : joindre a une maîtrise incomparable de la langue — le français, qui semble-t-il qu’il n’existait que pour que lui et Rimbaud le transforment en musique — une connaissance et une exploration incomparables de la condition humaine.

On le voit dès la première phrase, brillant, comme toujours — « “Mademoiselle Albertine est partie ! ” Comme la souffrance va plus loin en psychologie que la psychologie ![1] » (p. 3) — et tout au long du premier paragraphe, où le narrateur, une fois que Françoise l’a informé du départ de sa bien-aimée, il se montre plus au nu que jamais, prenant conscience de la distance insurmontable qu’il y ait entre ce que l’on peut imaginer, entre ce que l’on anticipe et ce qui va finir par arriver, entre ce que nous avions cru vouloir et ce qu’il aurait été mieux que nous aurions voulu.

Ou, ce qui est le même, de quelle façon la réalité elle refuse de s’adapter à nos prédictions, jusque à quel point nous sommes esclaves non seulement de nos passions mais, dans une plus grande mesure encore, de nos décisions ; des décisions que notre vision de la réalité nous amène à prendre : « j’avais cru que cette séparation […] était justement ce que je désirais, […] j’avais conclu que je ne voulais plus la voir, que je ne l’aimais plus. Mais ces mots : « Mademoiselle Albertine est partie » venaient de produire dans mon cœur une souffrance telle que je ne pourrais pas y résister plus longtemps. Ainsi ce que j’avais cru n’être rien pour moi, c’était tout simplement toute ma vie.[2] » (Idem).

D’une certaine manière, la dernière phrase résume tout, puisque, non pas par hasard, nous passons — plus précisément : nous faisons un (grand) saut — de rien ( «n’être rien pour moi » ) jusque à tout ( « c’était […] toute ma vie » ). Un changement fondamental, qui deviendra de plus en plus fondamental et évident à partir de ce moment, aussi dans le volume actuel que dans celui qui viendra plus tard (Le Temps Retrouvé) : la figure — plutôt l’ombre — d’Albertine deviendra de plus en plus importante. Si, comme on pouvait le voir dans La prisonnière, elle déjà presque l’était, elle déjà devenait le centre des occupations et des préoccupations du narrateur, à partir de là, elle le deviendra de plus en plus.

À tel point qu’elle menacera de déplacer, ou du moins de l’égaler, la grande figure féminine qui avait jusqu’alors dominé et centré sa vie, une figure qui semblait ne pourrait jamais perdre son statut de point cardinal de son existence — et donc son moi : sa mère, sans laquelle il ne serait possible de comprendre ni le narrateur ni « La Recherche ». Figure absolument essentielle de laquelle il se souvienne juste après la phrase que nous avons transcrite : « Il fallait faire cesser immédiatement ma souffrance. Tendre pour moi-même comme ma mère pour ma grand’mère mourante[3] » (Idem).

La femme qui a fui — la première idée de l’auteur de Contre Sainte-Beuve était que ce sixième volume de « La Recherche » était intitulé La fugitive, mais l’apparition en français d’un livre de Tagore l’a fait changer d’avis —, elle passerait, comme sa mère l’avait fait auparavant, à occuper pratiquement sa vie entière.

On le voit dès le début, dans la comparaison qu’il fait, dans un jeu de miroirs très proustien, entre les deux femmes :

Je fus pendant ces jours-là si incapable de me représenter Albertine que j’aurais presque pu croire que je ne l’aimais pas, comme ma mère, dans les moments de désespoir où elle fut incapable de se représenter jamais ma grand’mère […], aurait pu s’accuser et s’accusait en effet de ne pas regretter sa mère, dont la mort la tuait mais dont les traits se dérobaient à son souvenir[4]. (p. 49)

Qu’il en soit où non, au début, plus ou moins conscient, Albertine est la femme qui est-elle venue à remplacer sa mère :

Qui m’eût dit à Combray, quand j’attendais le bonsoir de ma mère avec tant de tristesse, que ces anxiétés guériraient, puis renaîtraient un jour, non pour ma mère, mais pour une jeune fille qui ne serait d’abord, sur l’horizon de la mer, qu’une fleur que mes yeux seraient chaque jour sollicités de venir regarder, mais une fleur pensante et dans l’esprit de qui je souhaitais si puérilement de tenir une grande place […] ? Oui, c’est le bonsoir, le baiser d’une telle étrangère pour lequel je devais, au bout de quelques années, souffrir autant qu’enfant quand ma mère ne devait pas venir me voir[5]. (p. 83).

Une découverte, provoquée par la fuite de celle qui n’avait jamais imaginé qu’elle pouvait si l’aimer, qu’elle pouvait jamais occuper une place si nucléaire dans son cœur et dans sa pensée — « cette Albertine si nécessaire, de l’amour de qui mon âme était maintenant presque uniquement composée[6] » (Idem) — découverte qui est, en même temps, une évolution essentielle dans la vie, dans le passage de l’enfance à la maturité, le remplacement, freudien, de la mère par la femme ou l’amant.

Découverte qui en implique une autre. Un autre d’essentielle. Tellement essentielle que c’est peut-être celle qui poussera le narrateur à écrire ce qui finira par être « À la recherche du temps perdu » : le besoin non pas de comprendre, mais de se comprendre. Un besoin qui, impossible à satisfaire par le raisonnement, — « l’intelligence n’est pas l’instrument le plus subtil, les plus puisant, le plus approprié pour saisir le vrai[7] » (p. 7) — elle n’est possible d’essayer d’y accéder qu’à travers (la métaphore existentielle) de l’art, de la création artistique : « Comme on s’ignore ![8] » (p. 3).

C’est seulement à travers cette découverte ou reconnaissance socratique — « Comme nous en savons peu ! », « Combien il nous reste à savoir ! » — que nous pourrions nous efforcer à connaître et à nous connaître nous-mêmes. Un essai que — comme c’est arrivé a Proust et a son narrateur — généralement nous amène à regarder en arrière, au(x) temps passé(s). Et, en particulier, vers l’enfance. Vers ce moment qu’il nous a fait comme nous sommes ; vers ces moments qu’ils nous ont faits comme nous sommes. Vers le(s) temps perdu(s) que nous nous efforçons de récupérer.

Une idée, celle du peu que nous savons (et, plus encore, de ce peu que nous nous connaissons) aussi essentielle qu’omniprésente dans Albertine disparue : « on ne sait jamais ce qui se cache dans notre âme[9] » (p. 28) ; « L’homme est l’être qui ne peut sortir de soi, qui ne connaît les autres qu’en soi, et, en disant le contraire, ment[10]. » (p. 34) ; « le désir qui dirige nos actes descend vers eux, mais ne remonte pas à soi, […] il se précipite dans l’action et dédaigne la connaissance […].[11] » (p. 48) ; [Swann] il l’avait cru, cet homme si fin et qui croyait se bien connaître. Comme on sait peu ce qu’on a dans le cœur.[12] » (p. 58).

C’est pour cette raison — pour accompagner l’un des plus grands écrivains de tous les temps dans sa recherche de ces raisons que le cœur comprend mais pas le cerveau, pour entrer avec lui dans les chemins les plus cachés et les plus profonds de l’âme humaine —, aussi que pour la joie qui produit toujours sa lecture, et aussi pour tant d’autres raisons impossibles à résumer dans une analyse littéraire, que vous devriez vous rapprocher de la librairie (de garde) que vous avez la plus proche de chez vous et y acheter ce volume qui, encore une fois, nous laisse vouloir plus de Proust.

Vendredi 30 et samedi 31 d’octobre del mmxx

© Xavier Serrahima 2020
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[1] “«La senyoreta Albertine se n’ha anat!» De quina manera, el patiment va més lluny en psicologia que la mateixa psicologia!” (Albertine desapareguda I, Viena Edicions, Barcelona, 2020, traduction Josep Maria Pinto, p. 7).
[2] “havia pensat que aquesta separació […] era justament el que desitjava, […] havia conclòs que ja no la volia veure, que ja no l’estimava. Però aquelles paraules: «La senyoreta Albertine se n’ha anat», acabaven de produir en el meu cor un sofriment tal que vaig sentir que no podria resistir-hi gaire més temps. Així, doncs, el que havia cregut que no era res per a mi, era, senzillament, tota la meva vida” (Íd.).
[3] “Havia d’aturar immediatament el patiment; tendre amb mi mateix com la meva mare amb la meva àvia moribunda” (Íd.).
[4] “Durant aquells dies vaig ser tan incapaç de representar-me l’Albertine que gairebé hauria pogut creure que no l’estimava, de la mateixa manera que la meva mare, en els moments de desesperança en què va ser incapaç de representar-se la meva àvia […] hauria pogut acusar-se i s’acusava en efecte de no trobar a faltar mai sa mare a qui la mort matava, però els trets de la qual es furtaven al seu record.” (p. 64).
[5] “Qui m’hauria dit a Combray, quan esperava el petó de bona nit de la meva mare amb tanta tristesa, que aquelles ansietats es guaririen, i després renaixerien un dia no per la mare, sinó per una noia que, d’entrada, en l’horitzó del mar, no seria sinó una flor que els meus ulls cada dia haurien volgut mirar, però una flor pensant i en l’esperit de la qual jo, de manera tan pueril, desitjava ocupar un lloc ben gran […]? Sí, la bona nit, el petó d’una tal estranya pel qual, al cap d’uns anys, jo havia de patir tant com quan era un infant i la meva mare no em vindria a veure.” (p. 106).
[6] “aquella Albertine tan necessària, l’amor de la qual ara componia, quasi únicament la meva ànima” (Íd.).
[7] “la intel·ligència no [és] l’instrument més subtil, més potent, més apropiat per copsar la veritat” (p. 12).
[8] “Que malament que ens coneixem!” (p. 7).
[9] “no sabem mai que s’amaga en la nostra ànima” (p. 38).
[10] “L’home és l’ésser que no pot sortir de si mateix, que no coneix els altres sinó en ell mateix i, quan diu el contrari, menteix” (p. 45).
[11] “el desig els nostres actes baixa cap a ells, però no remunta cap a si mateix, […] es precipita en l’acció i desdenya el coneixement […]” (p. 64).
[12] “[En Swann] s’ho havia pensat, aquell home tan fi i que es pensava que es coneixia tan bé. Que poc que sabem el què tenim dins del cor!” (p. 75).

Aquesta obra de Xavier Serrahima està subjecta a una llicència de Reconeixement-NoComercial-SenseObraDerivada 4.0 Internacional (CC BY-NC-ND 4.0)

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Notes de lectura

Albertine desapareguda I, Marcel Proust (Viena Edicions, 2020)

Albertine desapareguda I, Marcel Proust

Viatge ànima endins

Una de les característiques més destacades de les grans obres d’art (probablement, la característica que les du a ser-ho) és que són (o es fan) noves cada vegada que t’hi acostes. Que cada vegada que hi entres en contacte t’aporten emocions, sentiments o reflexions noves; et fan veure el que encara no hi havies vist; el que contenien però encara no se t’havia fet present, no se t’havia revelat. Que són, per dir-ho ras i curt, una deu inexhaurible de descobertes —més exactament, de goig i de descobertes.

Havent pogut gaudir, ja, del deu primers volums d’«A la recerca del temps perdut», en l’esplèndida traducció de Josep Maria Pinto —deu volums que, recordem-ho corresponen als 5 primers de l’edició original, atès que cada volum original es publica dividit en dues parts— potser podríem pensar que el que darrer que ha publicat Viena Edicions, Albertine desapareguda I (Albertine disparue) ja no ens podrà sorprendre, ja no ens podrà aportar res de nou; o, almenys, de remarcablement nou. Principalment, perquè ens costarà molt i molt de creure que Marcel Proust, havent arribat tan i tan amunt com ha fet, pugui superar el que ja havia escrit en els volums anteriors.

Per fortuna, ens errem. Ens errem del tot. Aquest volum és, després dels dos de La presonera (La presonera I i La presonera II), aquell en el que el genial escriptor francès demostra més palesament que és possible el miracle d’agermanar la bellesa literària més fina o sublim amb el coneixement més pregon dels abismes de l’ànima humana. Amb la seva prosa, assoleix, doncs, una fita que, abans d’ell, tan sols un altre gegant, William Shakespeare, havia assolit abans que ell: unir a un domini incomparable de la llengua —la francesa, que, fa la impressió que existeixi tan sols perquè ell i Rimbaud la converteixin en música— un coneixement i una exploració de la condició humana incomparables.

Ho podem constatar des de la primera frase, brillant, com sempre —“«La senyoreta Albertine se n’ha anat!» De quina manera, el patiment va més lluny en psicologia que la mateixa psicologia![1]” (p. 7)— i en tot el primer paràgraf, on el narrador, un cop Françoise li ha comunicat la marxa de la seva estimada, es mostra més nu que mai, prenent consciència de la distància infranquejable que hi ha entre el que podem imaginar, entre el que preveiem i el que acabarà passant, entre el que creiem que volem i el que hauríem d’haver volgut.

O el que és el mateix, de com la realitat és nega a adaptar-se a les nostres previsions, de fins a quin punt som esclaus no tan sols de les nostres passions sinó, en major mesura, encara, de les nostres decisions; de les decisions que la nostra visió de la realitat ens duu a prendre: “havia pensat que aquesta separació […] era justament el que desitjava, […] havia conclòs que ja no la volia veure, que ja no l’estimava. Però aquelles paraules: «La senyoreta Albertine se n’ha anat», acabaven de produir en el meu cor un sofriment tal que vaig sentir que no podria resistir-hi gaire més temps. Així, doncs, el que havia cregut que no era res per a mi, era, senzillament, tota la meva vida[2]” (Íd.).

En certa manera, la darrera frase ho resumeix tot, atès que, no pas per casualitat, passem —més exactament: fem un (gran) salt— del no-res (“no era res per a mi”) al tot (“era […] tota la meva vida”). Un canvi fonamental, que s’anirà fent més i més fonamental i més evident a partir d’aquest moment, tant en el present volum com en el que vindrà després (El Temps retrobat): la figura —més aviat, l’ombra— d’Albertine anirà essent més i més important. Com vam poder veure a La presonera, ja gairebé ho era, ja anava esdevenint el nucli de les ocupacions i preocupacions del narrador, però, a partir d’aquest, ho anirà sent més i més.

Fins a un punt tal que amenaçarà amb desplaçar, o, almenys, amb equiparar-se, amb la gran figura femenina que havia dominat i centrat la seva vida fins llavors, figura que semblava que mai no podria perdre la seva condició de punt cardinal de la seva existència —i, per tant, del seu jo: la seva mare, sense la qual no seria possible entendre ni el narrador ni “La Recerca”. Figura del tot essencials que té present tot just després de la frase que hem transcrit: “Havia d’aturar immediatament el patiment; tendre amb mi mateix com la meva mare amb la meva àvia moribunda[3]” (Íd.).

La dona que ha fugit —la primera idea de l’autor de Contre Sainte-Beuve era que aquest sisè volum de la Recherche portés el títol de La fugitiva, però l’aparició, en francès d’un llibre de Tagore va fer-lo canviar d’opinió—, que, com ho havia fet abans la seva mare, passarà a ocupar pràcticament tota la seva vida.

Ho podem veure de bon començament, en la comparació que, en un joc de miralls ben proustià, fa entre les dues dones:

Durant aquells dies vaig ser tan incapaç de representar-me l’Albertine que gairebé hauria pogut creure que no l’estimava, de la mateixa manera que la meva mare, en els moments de desesperança en què va ser incapaç de representar-se la meva àvia […] hauria pogut acusar-se i s’acusava en efecte de no trobar a faltar mai sa mare a qui la mort matava, però els trets de la qual es furtaven al seu record.[4]” (p. 64).

En sigui, doncs, més o menys conscient, en un primer moment, Albertine és la dona, que ha anat substituint la mare:

Qui m’hauria dit a Combray, quan esperava el petó de bona nit de la meva mare amb tanta tristesa, que aquelles ansietats es guaririen, i després renaixerien un dia no per la mare, sinó per una noia que, d’entrada, en l’horitzó del mar, no seria sinó una flor que els meus ulls cada dia haurien volgut mirar, però una flor pensant i en l’esperit de la qual jo, de manera tan pueril, desitjava ocupar un lloc ben gran […]? Sí, la bona nit, el petó d’una tal estranya pel qual, al cap d’uns anys, jo havia de patir tant com quan era un infant i la meva mare no em vindria a veure.[5] (p. 106).

Una descoberta, provocada per la fugida d’aquella que mai no havia imaginat que es pogués estimar tant, que arribés a ocupar un lloc tan nuclear en el seu cor i en el seu pensament —“aquella Albertine tan necessària, l’amor de la qual ara componia, quasi únicament la meva ànima[6]” (Íd.)—, que és, alhora, una evolució imprescindible en la vida, en el pas de la infantesa a la maduresa, la substitució, freudiana, de la mare per la dona o l’amant.

Descoberta que en comporta una altra. Una altra d’essencial. Tan i tan essencial que potser és la que empenyerà el narrador a escriure el que acabarà essent “A la recerca del temps perdut”: la necessitat no ja de comprendre, sinó de comprendre’s ell mateix. Una necessitat que, impossible d’acomplir a través del raonament, —“la intel·ligència no [és] l’instrument més subtil, més potent, més apropiat per copsar la veritat[7]” (p. 12)— tan sols és possible de temptar d’accedir-hi mitjançant (la metàfora existencial) l’art, la creació artística: “Que malament que ens coneixem![8]” (p. 7).

Només és a partir d’aquesta descoberta o reconeixement socràtic —«Què poc que sabem!». «Quant ens queda per conèixer!»— que podem assajar d’esforçar-nos a conèixer i a conèixer-nos nosaltres mateixos; en la mesura (humana, i, per tant, limitada) en que això sigui possible. Una temptativa que —com succeí amb Proust i amb el seu narrador— generalment ens du a mirar cap enrere, cap al(s) temps passat(s). I, particularment, envers la infància. Envers aquell(s) temps que en(s) va(n) fer com som. Envers el(s) temp(s) perdut(s) que maldem per recobrar.

Una idea, aquesta del poc que coneixem (i, encara més, del que ens coneixem) que és tan essencial com omnipresent en Albertine desapareguda: “no sabem mai que s’amaga en la nostra ànima[9]” (p. 38); “L’home és l’ésser que no pot sortir de si mateix, que no coneix els altres sinó en ell mateix i, quan diu el contrari, menteix[10]” (p. 45); “el desig els nostres actes baixa cap a ells, però no remunta cap a si mateix, […] es precipita en l’acció i desdenya el coneixement […][11]” (p. 64); “[En Swann] s’ho havia pensat, aquell home tan fi i que es pensava que es coneixia tan bé. Que poc que sabem el què tenim dins del cor![12]” (p. 75).

És tant per aquest motiu —per acompanyar un dels mes grans escriptors de tots els temps en la seva recerca d’unes raons que el cor entén però no el cervell, per endinsar-vos amb ell en els viaranys més ocults i pregons de l’ànimahumana—, pel goig que sempre produeix llegir-lo, i per tants i tants d’altres motius que són impossibles de resumir en una anàlisi literària, que us convé acostar-vos a la llibreria (de guàrdia) que tingueu més a prop de casa vostra i fer-vos amb un exemplar d’aquest volum que, de nou, ens deixa amb més ganes de Proust.

divendres 30 i dissabte 31 d’octubre del mmxx

© Xavier Serrahima 2020
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[1] « Mademoiselle Albertine est partie ! » Comme la souffrance va plus loin en psychologie que la psychologie ! » (Albertine disparue, Folio Classique, Gallimard, 2013, p. 3).
[2] « j’avais cru que cette séparation […] était justement ce que je désirais, […] j’avais conclu que je ne voulais plus la voir, que je ne l’aimais plus. Mais ces mots : « Mademoiselle Albertine est partie » venaient de produire dans mon cœur une souffrance telle que je ne pourrais pas y résister plus longtemps. Ainsi ce que j’avais cru n’être rien pour moi, c’était tout simplement toute ma vie. » (Idem).
[3] « Il fallait faire cesser immédiatement ma souffrance. Tendre pour moi-même comme ma mère pour ma grand’mère mourante » (Idem).
[4] « Je fus pendant ces jours-là si incapable de me représenter Albertine que j’aurais presque pu croire que je ne l’aimais pas, comme ma mère, dans les moments de désespoir où elle fut incapable de se représenter jamais ma grand’mère […], aurait pu s’accuser et s’accusait en effet de ne pas regretter sa mère, dont la mort la tuait mais dont les traits se dérobaient à son souvenir. » (p. 49)
[5] « Qui m’eût dit à Combray, quand j’attendais le bonsoir de ma mère avec tant de tristesse, que ces anxiétés guériraient, puis renaîtraient un jour, non pour ma mère, mais pour une jeune fille qui ne serait d’abord, sur l’horizon de la mer, qu’une fleur que mes yeux seraient chaque jour sollicités de venir regarder, mais une fleur pensante et dans l’esprit de qui je souhaitais si puérilement de tenir une grande place […] ? Oui, c’est le bonsoir, le baiser d’une telle étrangère pour lequel je devais, au bout de quelques années, souffrir autant qu’enfant quand ma mère ne devait pas venir me voir. » (p. 83).
[6] « cette Albertine si nécessaire, de l’amour de qui mon âme était maintenant presque uniquement composée » (Idem).
[7] « l’intelligence n’est pas le instrument le plus subtil, les plus puisant, le plus approprié pour saisir le vrai » (p. 7).
[8] « Comme on s’ignore ! » (p. 3).
[9] « on ne sait jamais ce qui se cache dans notre âme » (p. 28).
[10] « L’homme est l’être qui ne peut sortir de soi, qui ne connaît les autres qu’en soi, et, en disant le contraire, ment. » (p. 34).
[11] « le désir qui dirige nos actes descend vers eux, mais ne remonte pas à soi, […] il se précipite dans l’action et dédaigne la connaissance […]. » (p. 48)
[12] « [Swann] il l’avait cru, cet homme si fin et qui croyait se bien connaître. Comme on sait peu ce qu’on a dans le cœur. » (p. 58).

Anàlisis literàries dels anteriors volums d’À la recherche du temps perdu:

Combray
 Un amor d’en Swann
 A l’ombra de les noies en flor I
 A l’ombra de les noies en flor II
 El cantó de Guermantes I
El cantó de Guermantes II
 Sodoma i Gomorra I
 Sodoma i Gomorra II
 La presonera I
 La presonera II

Aquesta obra de Xavier Serrahima està subjecta a una llicència de Reconeixement-NoComercial-SenseObraDerivada 4.0 Internacional (CC BY-NC-ND 4.0)

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Notes de lectura

Viatges amb el Charley, John Steinbeck

Viatges amb el Charley, John Steinbeck

Veure món per trobar-se

Que el premi Nobel de literatura —com els Oscars hoollywodians que es van concedir, diumenge passat— té més d’equilibri socio-polític internacional i d’iniciativa comercial que no pas d’estricta valoració cultural o literària (em) sembla tan i tan evident que no crec que calgui balafiar cap paraula per recordar-ho. Si no fos per aquestes raons, que vénen de lluny, ja faria temps que la literatura en la nostra llengua ja comptaria amb un Nobel, en les figures de Pere Calders, Mercè Rodoreda o de Salvador Espriu. Tanmateix, sense un estat al darrere que ens defensi, seguirem sense disposar de cap opció.

En ésser-li concedit el Nobel a John Steinbeck, aparegueren veus que dubtaven que el mereixés. Una de les més importants, la d’Artur Mizener, que, en un article al New York Times, es demanava si el podia rebre un escriptor “[whose] limited talent is, in his best books, watered down by tenth-rate philosophizing[1]”. Tant és així, que en el discurs d’acceptació del premi, ell mateix afirmava: “In my heart there may be doubt that I deserve the Nobel award over other men of letters whom I hold in respect and reverence[2]”. Per fortuna, tanmateix, el temps ha anat situant les coses on sempre haurien d’haver estat, i, a hores d’ara, discutir la validesa literària de l’autor d’El poni roig crec que no ens duria enlloc.

Cal, doncs, agrair que Viena Edicions publiqui ara Viatges amb el Charley (Travels With Charley in Search of America), en traducció de Marc Donat, atès que ens ofereix una visió més directa del jo personal, íntim de l’escriptor; que ens permet saber com veu (i entén) el món que l’envolta. Un món que és el dels Estats Units però que, alhora, és el seu; el seu món interior.

Perquè, un cop llegit, sorgeix una evidència: el que, segons el seu propòsit inicial, era la descoberta (de fet, re-descoberta) del seu país —“estava decidit a tornar a mirar, a intentar redescobrir aquest immens territori” (pàg. 13)— acaba desembocant, en fos o no conscient, en la (re)descoberta d’ell mateix. En tornar a casa, s’haurà fet una idea més o menys aproximada de com és el seu país, però, per damunt de tot, el que ha dut a terme és un viatge a l’interior d’ell mateix.

Un viatge que farà que, més que saber quina terra trepitja —“Només llavors, quan escrivís, podria explicar les petites veritats  que són els fonaments de la Veritat en majúscules” (Íd.)— i qui i com són els que la trepitgen —“Quan em plantejava el pla inicial del viatge, hi havia unes quantes qüestions concretes sobre les quals volia obtenir la resposta. […] Crec que es podien agrupar en una de sola: «Com són els habitants dels Estats Units avui?»” (pàg. 259)— el que sabrà és com la trepitja ell; es coneixerà i es reconeixerà ell mateix: “Després d’anys lluitant, descobrim que no fem un viatge; el viatge ens fa a nosaltres” (pàg. 12).

Perquè, com qualsevol persona que du a terme un viatge el que fa, per damunt de tot, és viatjar amb ell mateix i, encara més, dins d’ell mateix. Amb major raó si el viatge el fa sol; si el vol fer sol: “Havia de viatjar sol i havia de mostrar-me reservat, una mena de tortuga sense rumb fix que carregava la casa a l’esquena” (pàg. 14). Sol o pràcticament sol, ja que per evitar la “sensació de soledat i d’indefensió […] vaig buscar-me un company de viatge, un vell i noble caniche francès conegut amb el nom de Charley” (pàg. 16).

Un company, no sé pas si metafòric o real —llegint-lo, en alguns moments fa la impressió que, com un Josep Pla nascut a Salinas, més que no pas relatar el viatge que va dur a terme, el reconstrueix, adaptant-lo, sense cap mena de complex, a les seves conveniències— que li era del tot imprescindible, tan literàriament com existencialment. En realitat, Charley, més que un gos o un acompanyant, és el seu imprescindible interlocutor; el mitjà que li cal per parlar amb ell mateix, per submergir-se, pregonament, en el seu interior.

És per això que aquest gos tan oportú no tan sols se l’escolta, quan més li cal, sinó que li respon; que no tan sols li fa costat, sinó que li serveix de taula de salvació, quan la tempesta està a punt de fer naufragar el seu viatge. Una —unes tempestes, de fet— que són, cal assenyalar-ho?, més existencials que no pas climatològiques; no són els llocs que visita els que el fan trontollar, és el seu desequilibri interior, el que esclata, als llocs que visita —com haurien esclatat si s’hagués quedat a casa; no és el viatge, el que és tempestuós; és ell, qui duu la tempesta (ben) endins.

I, per poder dialogar amb ell mateix, li cal el gos. Li cal que se l’escolti però, també… que l’entengui, que li respongui. En alguna ocasió, de manera ben poc versemblant, forçada, quasi.

Així, en arribar a Dakota del Nord, escriu que “continuar conduint em generava uns dubtes equivalents la por” (pàg. 165). I hi afegeix, com si fos la cosa més natural del món: “Alhora, en Charley volia continuar” (Íd.). Motiu pel qual “vaig provar de raonar-hi. / —Escolta’m, gos. Sento un impuls de quedar-me tan fort que sembla una ordre del cel” (Íd.).

En conclusió, un (teòric) llibre de viatges que no ens parla tant de l’ànima dels Estats Units, sinó de l’ànima del viatger (i, el que és més important, de l’escriptor) que ha dut a terme el viatge.

divendres, 14 de febrer del mmxx

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[1] “el limitat talent [del qual], en els seus millors llibres, s’aigualeix en un filosofar de desè nivell”
[2] “En el meu cor hi pot haver dubtes sobre si mereixo el Premi Nobel per damunt d’altres homes de lletres per qui sento respecte i reverència”

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Notes de lectura

El primer amor / Dos amics, Ivan Turgénev

El primer amor / Dos amics, Ivan Turgénev

Amor i ànima

No crec pas que sigui gaire aventurat afirmar que la literatura —i, encara més, la novel·la— russa del segle XIX és un d’aquells cims que potser algun dia es podrà igualar però que serà gairebé impossible mai d’igualar. N’hi ha prou amb esmentar els noms de tres genis, Puixkin, Tolstoi i Dostoievski per no haver d’afegir-hi res més. Els tots sols —i no podrien estar més ben acompanyats: Lérmontov, Gógol, Turguénev, Txékhov, Gontxarov, Leskov…— ja podrien sostenir, damunt les seves poderoses espatlles, el pes de la literatura del colossal país que els va veure néixer.

A casa nostra, per desgràcia, no totes les obres d’aquests gegants han estat traduïdes, a dia d’avui. O, quan ho han estat, no en les condicions que requeririen. Això succeïa, per exemple, amb El primer amor, d’Ivan Turguénev, de qui tan sols posseíem una versió, força discutible, d’Angels Estivill. Per fortuna, Angle Editorial ha tingut la bona pensada d’encarregar-ne una de nova a un traductor d’una solvència contrastada, en Miquel Cabal Guarro.

I el resultat s’agraeix, des de la primera a la darrera línia, atès que podem gaudir del text com si l’autor de Diari d’un caçador l’hagués escrit, originalment, en nostra llengua. En la nostra llengua però a Rússia i des de Rússia: raó per la qual, si Estivill ens deia que la família del narrador tenia “llogada una masia propera als camps d’Argila de Kaluga”, Cabal ens aclareix que el que tenien “llogat als afores, a prop de la Porta de Kaluga” era “una datxa”, perquè, per més que les masies puguin ésser mínimament assimilables a les datxes, les datxes mai no podran ésser masies. Llegint-la, doncs, podrem entendre perquè aquesta obra breu turguéneviana es manté tan jove com el primer dia.

Com s’hi manté Dos amics, que Viena Editorial ha decidit publicar en la seva deliciosa col·lecció Petits Plaers, en una traducció de Jaume Creus igualment llegidora, l’únic però (no pas menor) de la qual és que, tal com indica en la nota 12, per “no dificultar la lectura” hagi optat per no respectar el “francès macarrònic” que caracteritza una de les dones que hi apareix.

Pel que fa a la història, injustament força més desconeguda que l’anterior, llegir-la ens permetrà adonar-nos, una vegada més, del paper cabdal que tenia la moralitat i l’honestedat en l’esperit i en la societat —i, per tant, en el seu reflex, la literatura— russa de fa dos segles. O el que és el mateix, que per a un rus la fidelitat (la de veritat, la que depèn més de l’ànima que no del cos) era, almenys, tan fonamental en l’amor com en l’amistat: “no s’assemblaven gens. Només una cosa tenien en comú: tots dos eren el que en podríem dir «bones persones», amb una honestedat a tota prova”.

divendres, 27 de desembre del mmxix

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Notes de lectura

La Presonera II, Marcel Proust

Dedicat als CDR il·legalment i dictatorialment empresonats ahir:
com més ens collin, més ganes tindrem d’alliberar-nos!

La Presonera II, Marcel Proust

Goig i esperit

Per a la immensa majoria de la gent, el setembre és el dilluns dels mesos: és quan, després de les sempre tan agraïdes vacances, cal incorporar-se de nou a la feina. Probablement, doncs, no és el més estimat dels mesos, ans al contrari. Des de fa uns anys, però, tenim, almenys, una (molt) bona raó per desitjar que arribi: just quan setembre fa la seva entrada, l’esplèndida complicitat de Viena Edicions i de Josep Maria Pinto ens el fan més desitjable duent-nos, acabat de sortir del forn, el corresponent volum d’A la recerca del temps perdut. I si, als amants de la bona literatura, això no ens compensa de quasi tot, què ens en compensarà?

Enguany li ha arribat el torn a La Presonera II (La Prisonnière II), que ens permet enllestir la captivadora aventura que començà amb el volum anterior i, per tant, d’assistir al descabdellament d’una situació amorosa assetjada per un dels més perillosos i destructius vicis imaginables: el de la gelosia. Una gelosia que impregna, des de la primera a la darrera pàgina, tota la novel·la, que es converteix en el fil conductor d’una història que no cometrem pas la inconveniència de desvetllar, però que es veu condicionada i determinada per l’obsessiva gelosia del protagonista, que no viu però, encara menys, deixa viure Albertine, la seva estimada.

I hi assistirem —i aquest és, sens dubte, un dels majors encerts de la magna i magistral obra proustiana— en primera persona, atès que el narrador se’ns adreça a nosaltres; és a través de l’escriptura, que ens parla a nosaltres, als seus lectors i lectores; que, mercès a la màgia de la literatura, ens converteix en els seus confidents. En confidents privilegiats, ja que el que (ens) explica tot narrant no ho explica a ningú més.

En realitat, en sigui o no conscient, s’ho explica a ell mateix, i, en fer-ho, ens ho explica a nosaltres. S’ho explica per mirar d’entendre’s —que no és, potser, aquesta, la raó essencial de l’art (i de la literatura)?— i, en fer-ho, ens ajuda a entendre’l. A entendre’l i, el que és (molt i molt) més important, a entendre’ns.

I és per això, segurament, que el narrador es fa molt present, que esdevé transparent: “Aquí només esmentarem, per recordar-ho, el desig de semblar natural i agosarat[1]” (pàg. 33); “En efecte, diguem (per avançar-nos unes setmanes en el relat que reprendrem immediatament després d’aquest parèntesi que obrim mentre el senyor de Charlus, en Brichot i jo ens dirigim cap a la casa de la senyora Verdurin)[2]” (pàg. 34); “Si la impressió del lector és força feble és perquè, com que sóc narrador li exposo els meus sentiments al mateix temps que li repeteixo les meves paraules[3]” (pàg. 192).

Tan transparent que, si ens hi fixem bé des de bon començament —i si no tenim l’interès en fixar-nos-hi bé, en deixar-ho tot, en abstreure’ns a fi de capbussar-nos en l’obra com si, mentre la llegíssim, no pogués existir res més al món, millor que escollim un altre tipus de lectura (menys exigent i menys enriquidora)—, ens adonarem que l’escriptor francès ens ofereix un (molt) incitador tast de tot el que hi trobarem. Així que encetem aquesta segona part ens presenta obertament i diàfana les bases essencials sobre les que desenvoluparà el seu relat i en les què s’esplaiarà.

Sobretot, dos —el tercer, el de l’homosexualitat, anirà reclamant el seu lloc més endavant— dels tres temes crucials de la novel·la: l’amor i la mentida. Amor i mentida que, pel que al narrador i protagonista es refereix, es fonen i confonen en un de sol: la gelosia. És perquè se sent gelós, obsessivament, arravatadament, invenciblement, gelós que recorre a la mentida. Que hi recorre i que està convençut que Albertine el menteix a ell, que el menteix per alliberar-se del seu control excessiu, malaltís —per aquest control desmesurat que la converteix en una presonera.

Ja el primer paràgraf és més que explícit: “Havent sopat, vaig dir a l’Albertine que tenia ganes d’aprofitar que m’havia llevat per anar a veure uns amics[…]. Només vaig callar el nom d’aquells a casa dels quals havia pensat anar, els Verdurin[4]” (pàg. 7). I ho rebla al paràgraf següent: “Vaig dir a l’Albertine […] que no sabia ben bé on aniria, i me’n vaig anar a casa dels Verdurin[5]” (pàg. 8).

Així mateix, deixa ben patent la situació de reclusió a la què ha sotmès a la seva amant: “Només patia pel fet que el pentinat que jo li havia demanat que adoptés pogués semblar a Albertine un enclaustrament més[6]” (Íd.). I, per si no fos prou, en un simple parell de frases, resumeix el tema del volum: “[l]’amor frustrat, [l]’amor gelós[7]” (Íd.).

Si hem llegit els volums anteriors, sobretot, l’anterior, i si tenim ben presents aquestes guies de navegació que —no pas per casualitat— ens facilita l’autor estarem, sens dubte, en una condició òptima per acompanyar-lo en el fantàstic viatge de descoberta i de redescoberta a què ens convida. Un viatge que demostra, una vegada més, que Marcel Proust no és tan sols un dels més grans prosistes que hagin existit mai —segons el meu modest parer, el més magistral poeta en prosa que mai hagi llegit— sinó un majúscul, incomparable, analista de la psicologia o de la condició humana.

Raó per la qual llegir À la recherche du temps perdu suposa no tan sols un dels majors plaers literaris imaginables —per delectar-se amb la seva prosa n’hi ha prou amb obrir qualsevol del seus volums, a l’atzar, escollir una pàgina i un paràgraf a l’atzar i llegir-lo (si és possible, en veu alta, declamant-lo)— sinó una inesgotable deu de coneixement, hipotètica, sempre dubitativa i provisional, i, per tant, més enriquidora, sobre el que som o podem ésser, sobre allò que, amb major o menor encert, anomenem ànima (o condició) humana.

Si penseu que exagero —segurament, jo també ho pensaria, si fos vosaltres—, no ho podeu tenir més fàcil, feu la prova: llegiu-lo i ja m’ho sabreu dir.

dilluns 23 i dimarts 24 de setembre del mmxix

[1]Ne mentionnons ici que pour mémoire, le désir de paraître naturel et hardi” (Folio Classique, page. 203).
[2]En effet, disons (en interrompant pendant quelques instants ce récit, que nous reprendrons aussitôt après cette parenthèse que nous ouvrons au moment où M. de Charlus, Brichot et moi nous nous dirigeons vers la demeure de Mme Verdurin)” (page. 204).
[3]Si le lecteur n’en a que l’impression assez faible, c’est qu’étant narrateur je lui expose mes sentiments en même temps que je lui répète mes paroles” (page. 334).
[4]Après le dîner, je dis à Albertine que j’avais envie de profiter de ce que j’étais levé pour aller voir des amis […] Je tus seulement le nom de ceux chez qui je comptais aller, les Verdurin” (page. 181).
[5]” Je dis à Albertine […] que je ne savais trop où j’irais, et partis chez les Verdurin” (page. 182).
[6]Je souffrais seulement que la coiffure que je lui avais demandé d’adopter pût paraître à Albertine une claustration de plus” (Íd.).
[7][l]’amour déçu, [l]’amour jaloux” (Íd.).

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Anàlisis dels altres volums d’À la recherche du temps perdu

Combray Un amor
d’en Swann
A l’ombra de les
noies en flor I
A l’ombra de les
noies en flor II
El cantó
de Guermantes I
El cantó
de Guermantes II
Sodoma i
Gomorra I
Sodoma i
Gomorra II

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Notes de lectura

Aniversari de Marcel Proust

El 10 de juliol del 1871 naixia Marcel Proust a Paris.
Per celebrar-ho, res millor que llegir-lo.
En francès o en català: en la versió de Josep Maria Pinto (Viena Edicions) o en la de Valèria Gaillard (La Butxaca)

La presonera I, Marcel Proust

Condició humana  a besllum

Sovint, quan convides a la lectura de La Recherche —i quan t’hi has submergit i l’has gaudida tant et fa la impressió que fer-ho és, gairebé, una mena d’obligació moralo-literària— i proposes que, per començar, agafis qualsevol dels seu set —que seran 14 en la versió d’Edicions Viena— volums, l’obris a l’atzar i llegeixis la pàgina que tens al teu davant com si fos poesia, pel simple (i per això, tan meravellós) plaer de llegir, deixant-te captivar per la bellesa de la seva prosa incomparable, els amants de les concrecions et demanen: «Així i tot, si haguessis d’escollir un llibre o un paràgraf, quin seria?». Fins ara, deia que pràcticament qualsevol, però que el primer paràgraf del primer volum o aquell en que el narrador entra en contacte per primera vegada amb les noies en flor són perfectes per a aquesta aproximació inicial —i iniciàtica—a la magna obra proustiana.

Tanmateix, a partir d’ara em caldrà afegir-hi el, magistral, captivador, inici de La presonera I (La prisonnière), Marcel Proust, Edicions Viena, setembre del 2018, traducció de Josep Maria Pinto: “De bon matí, amb el cap encara girat cap a la paret i abans d’haver vist, per sobre de les grans cortines de la finestra, quin matís tenia la ratlla del dia, ja sabia quin dia faria1”. Un inici que demostra de nou que la literatura, la literatura literatura, la que sorgeix com un doll indeturable del cor i de l’ànima de l’autor, és un viatge que et du molt lluny i molt al fons; que, fent-te fruir, et canvia, et forma i et con-forma.

No és, en absolut, pas casual que aquest nou volum s’enceti amb un matí. No tan sols perquè els matins són un element clau en l’estructura narrativa de la Recherche —només cal recordar la primera frase d’El cantó de Guermantes I: “La piuladissa matinal dels ocells semblava insípida a la Françoise2”— sinó, sobretot, perquè fons i forma són una i la mateixa cosa: amb els matins comença el dia, però també la vida, i per al narrador també comença una nova vida, quan es troba a París i té al seu costat Albertine. Una nova vida, la de l’amor i la del seu assoliment, que havia somniat des de feia temps i que, això no obstant, esdevindrà més un malson que un goig, un infern que no pas un paradís: “El sofriment en l’amor cessa uns instants , però per tornar a començar de manera diferent3”; “Aquí anomeno amor a una tortura recíproca”.

Un malson condicionat pel pitjor enemic, pel més indesitjable de l’amor, aquell element que, al contrari de la pedra filosofal, converteix l’or en pedra: la gelosia. Perquè aquest cinquè volum d’À la recherche du temps perdu, i sobretot aquesta primera part, posa de manifesta que Proust a banda d’ésser el creador d’una de les proses més belles i suggeridores de la literatura universal —n’hi ha ben prou amb llegir (gairebé) qualsevol de les seves pàgines per constatar-ho— és, alhora (i això el situa a una alçada artística pràcticament inabastable), no tan sols un pregon coneixedor de l‘ànima humana, sinó un dels artistes que millor i d’una manera més exacta l’ha sabuda expressar artísticament. És un extraordinari pintor o retratista dels contradictoris abismes de la condició humana.

I aquesta doble condició, bellesa i profunditat, coneixement i art, és tan clarament palesa en aquest llibre que fa esgarrifar. Començant pel fet que fa la impressió que no hi passa res, on l’acció, si és que en podem dir així, es redueix poc més que a alguna escena casolana, a algun reflex, de l’exterior i a les, molt comptades i sempre controlades, sortides d’Albertine. I tant els reflexos exteriors com les sortides no només són sempre indirectes, a besllum, com si el narrador ens mantingués closos a la caverna de Plató, seguint l’exemple premonitori del paràgraf que, com hem vist, obre el volum.

Tant és així que, s’acaba produint l’efecte curiós —efecte, no cal dir-ho, llaurat per l’autor de Contre Sainte-Beuve— que en aquesta novel·la magistral té com a protagonista (com a co-protagonista, atès que el narrador es manté al centre del relat) Albertine,  mai no sabrem què ha fet o deixat de fer, on ha estat o on ha deixat d’estar; no sabrem, de veritat, si la desmesurada gelosia que sent per ell el narrador tenia o no raó d’ésser. Si haguéssim de resumir la succinta trama —i no cometrem, per descomptat, una tal inconveniència— ens seria impossible, en comptes d’explicar el que ha passat, ens veuríem obligats a explicar el que el narrador creu, sovint malaltissament, que ha passat.

I si això és així és perquè, altra vegada forjant fons i forma en un sol bloc, inseparable, és la mateixa gelosia la que no tan sols impedeix que pugui haver-hi gaire acció —la que lliga amb una cadena de ferro Albertine i no li permet gaudir de les llums, diürnes i nocturnes, de París, però també la que el lliga o l’empresona a ell, incapaç de fer res més que imaginar que ella l’enganya tan aviat com surt per la porta de casa; el celler és, alhora, presoner— sinó que la que impedeix, també, que es pugui acabar sabent res, en realitat.

Una manera, artísticament fantàstica, de retratar la gelosia: com a lectors, no tan sols la vivim, sinó que la sofrim; als protagonistes, la gelosia els priva del goig de gaudir de l’amor; a nosaltres, com a lectors, del dret a saber, a saber de veritat: “l’oblit anihilava tant en mi com en l’Albertine una gran part de les coses que m’havia afirmat. […] Tot el que ignorem referit a la vida real de la persona que estimem, no hi prestem  cap atenció, oblidem immediatament el que ens ha dit respecte de tal fet o de tals persones que no coneixem, així com el to que tenia quan ens ho deia. […] La nostra gelosia, que furga en el passat per extreure’n indicacions, no hi troba res; sempre retrospectiva, és com un historiador que hagués de fer una història per a la qual no té cap document ; […] La gelosia es debat en el buit, incerta […]5”.

dijous, 20 de setembre del mmxviii

1 « Dès le matin, la tête encore tournée contre le mur, et avant d’avoir vu, au-dessus des grands rideaux de la fenêtre, de quelle nuance était la raie du jour, je savais déjà le temps qu’il faisait. » (La prisonnière, Marcel Proust, Folio classique, page 3)

2 « Le pépiement matinal des oiseaux semblait insipide à Françoise. » (Le Côté de Guermantes, Marcel Proust, Folio classique, page 3)

3 « La souffrance dans l’amour cesse par instants, mais pour reprendre d’une façon différente. » (La prisonnière, Marcel Proust, Folio classique, page 101)

« J’appelle ici amour une torture réciproque. » (Íd., page 94)

5  « l’oubli anéantissait aussi bien chez moi que chez Albertine une grande part des choses qu’elle m’avait affirmées. […] Tout ce que nous ignorons se rapporter à la vie réelle de la personne que nous aimons, nous n’y faisons aucune attention, nous oublions aussitôt ce qu’elle nous a dit à propos de tel fait ou de telles gens que nous ne connaissons pas, et l’air qu’elle avait en nous le disant. […] notre jalousie, fouillant le passé pour en tirer des indications, n’y trouve rien ; toujours rétrospective, elle est comme un historien qui aurait à faire une histoire pour laquelle il n’est aucun document ; […] La jalousie se débat dans le vide, incertaine […].» (Íd., page 137)

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A la recerca del temps perdut

Anàlisis dels altres volums d’À la recherche du temps perdu

Combray Un amor
d’en Swann
A l’ombra de les
noies en flor I
A l’ombra de les
noies en flor II
El cantó
de Guermantes I
El cantó
de Guermantes II
Sodoma i
Gomorra I
Sodoma i
Gomorra II

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Citacions literàries

Citacions de París era una festa, Ernest Hemingway

* L’únic que has de fer és escriure una frase veritable. Escriu la frase més veritable que sàpigues.
 Gertrude Stein a Ernest Hemingway, París era una festaViena Edicions, 2018,  © traducció Ferran Ràfols Gesa, 2018, pàg. 16)
* All you have to do is write one true sentence. Write the truest sentence that you know.
 Gertrude Stein to Ernest Hemingway, A Moveable Feast)
* Qui treballa i en gaudeix no pateix la pobresa.
 Ernest Hemingway, París era una festaViena Edicions, 2018,  © traducció Ferran Ràfols Gesa, 2018, pàg. 46)
* The one who is doing his work and getting satisfaction from it is not the one the poverty bothers.
 Ernest Hemingway, A Moveable Feast)
* Recordar és una mena de gana.
 Ernest Hemingway, París era una festaViena Edicions, 2018,  © traducció Ferran Ràfols Gesa, 2018, pàg. 51)
* Memory is hunger.
 Ernest Hemingway, A Moveable Feast)
* Tant el que és bo com el que és dolent deixa un buit quan s’acaba.
 Ernest Hemingway, París era una festaViena Edicions, 2018,  © traducció Ferran Ràfols Gesa, 2018, pàg. 55)
* Everything good and bad left an emptiness when it stopped.
 Ernest Hemingway, A Moveable Feast)
* Si necessites apostar perquè una cosa sigui emocionant, és que no val la pena.
 Ernest Hemingway, París era una festaViena Edicions, 2018,  © traducció Ferran Ràfols Gesa, 2018, pàg. 56)
* Anything you have to bet on to get a kick isn’t worth seeing.
 Ernest Hemingway, A Moveable Feast)
* Hauria de llegir només coses bones de debò o francament dolentes.
 Gertrude Stein a Ernest Hemingway, París era una festaViena Edicions, 2018,  © traducció Ferran Ràfols Gesa, 2018, pàg. 62)
* You should only read what is truly good or what is frankly bad.
 Gertrude Stein to Ernest Hemingway, A Moveable Feast)
* Haver descobert tot aquest món de la literatura nova […] era com si et regalessin un gran tresor. I era un tresor que et podies endur de viatge.
 Ernest Hemingway, París era una festaViena Edicions, 2018,  © traducció Ferran Ràfols Gesa, 2018, pàg. 122)
* To have come on all this new world of writing […] was like having a great treasure given to you. You could take your treasure with you when you traveled too.
 Ernest Hemingway, A Moveable Feast)
* Tot el que acaba sent realment pervers parteix d’una innocència.
 Ernest Hemingway, París era una festaViena Edicions, 2018,  © traducció Ferran Ràfols Gesa, 2018, pàg. 268)
* Hi ha molta més gent que es dedica a explicar coses que no pas bons escriptors.
 Ernest Hemingway, París era una festaViena Edicions, 2018,  © traducció Ferran Ràfols Gesa, 2018, pàg. 275)
 

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Notes de lectura

París era una festa, Ernest Hemingway

París era una festa, Ernest Hemingway
Tots els camins (de l’art) passen per París

Si hi ha qui encara creu que Ernest Hemingway era ben poc més que l’autor d’El vell i la mar i un més o menys afortunat guanyador de la loteria anual del Premi Nobel de literatura —que en general té molt més en consideració criteris d’oportunitat política o social que no pas estrictament artística— senyal que no l’ha llegit gaire i, sobretot, que no ha llegit el recull dels seus Els primers quaranta-nou contes (que, segurament, no em puc estar de dir-ho, mereixerien una traducció actualitzada).

Llegir París era una festa (A Moveable Fest), Viena Edicions, novembre del 2018, en traducció de Ferran Ràfols Gesa, ens ofereix no tan sols la possibilitat de retornar als temps en què escrivia els seus primers contes sinó l’oportunitat de conèixer, d’una manera que no pot ésser més directa i autèntica, tant l’autor com la persona que escriu; una persona que, a mesura que va descobrint, a prova d’assaigs i d’errors, com ha d’escriure, es descobreix ell mateix; ell mateix, els autors amb qui es relaciona i el París, encara més enigmàtic i sorprenent per a qualsevol nord-americà, d’entre les dues guerres mundials.

Com ens adverteix l’autor en un pròleg de l’any 1960 que, per raons que desconec, malauradament no s’ha conservat en aquesta edició —«Si el lector ho prefereix, pot considerar el llibre com una obra de ficció. Però sempre hi ha la possibilitat que un llibre de ficció pugui aportar alguna claror sobre el que s’ha escrit com a fet.[1]»—, definir el llibre, o mirar d’enquadrar-lo en algun dels (sempre discutibles) gèneres literaris és, per fortuna, no ja complicat, ans complicadíssim. No és una novel·la, tot i que podria ésser-ho. Si ho fos, seria una novel·la autobiogràfica —per no dir, d’autoficció— que, per contrast, convindria llegir conjuntament amb les que escriví Henry Miller en la seva estada a la capital francesa.

No és, tampoc, un llibre de viatges, atès que més que no pas explicar o descriure la ciutat, que esdevé escenari però no pas protagonista, com hauria de succeir en un llibre de viatges comme il faut, es descriu ell mateix a, en i en relació amb la ciutat. No és, tampoc, un assaig literari, un retrat biogràfic o artístic dels autors (Gertrude Stein, Ford Madox Ford, Erza Pound, James Joyce i, sobretot, Francis Scott Fitzgerald) amb qui establí amistat o coneixença, ni, encara menys, un reportatge periodístic o documental sobre un temps i un país.

No, no és res d’això, benauradament—o, per dir-ho amb major precisió, no ho és només. No ho és perquè ho és i, alhora, no ho és, perquè ho és tot al mateix temps; perquè no és el llibre que volia escriure, el que s’havia proposat, sinó el llibre que havia d’escriure, el que, probablement sense que en fos conscient, li dictava la seva necessitat interior. El llibre que li calia per trobar-se ell mateix com a persona i com a escriptor —com la persona que havia de recórrer a l’escriptura per (tractar de) comprendre el món i comprendre’s.

Ernest and Pauline Hemingway, Paris, 1927/ John F. Kennedy Presidential Library and Museum, Boston. Ernest Hemingway Collection

París era una festa és, doncs, per damunt de tot, un bildungsroman, una obra que descriu el procés de creixement, d’evolució i de formació d’un individu, però no pas una obra ficcional, com seria una novel·la, sinó real: és al propi Hemingway a qui veurem anar fent el camí d’aprenentatge que el durà a convertir-se en el que acabarà essent. En algú que aprèn de i a través dels altres, i que ho fa lluny, molt lluny de casa seva, i en unes condicions no ja dolentes sinó quasi hostils —“vaig pensar que la xemeneia estaria freda, que potser no tiraria i el fum ompliria l’habitació, vaig pensar en el combustible malgastat i en els diners llançats, i vaig continuar caminant sota la pluja[2]” (pàg. 9)—, que sap, però, treure profit de la situació: “Passant gana vaig començar a entendre molt millor Cézanne, i a veure realment com feia els paisatges[3]” (pàg. 71).

I és precisament per això, per aquest procés d’aprenentatge que el llibre es va fent més i més interessant, en permetre’ns seguir-lo en aquesta aventura vital seva, acompanyat —més aviat, havent-se de fer càrrec, amb els neguits afegits que li suposa— de la seva primera dona i el seu fill petit, als quals ha d’assegurar, almenys, la subsistència: “quan ets pobre, i nosaltres ho érem molt després que jo deixés el periodisme en tornar del Canadà i mentre no aconseguia vendre cap conte, passar l’hivern a París amb un nadó era massa dur[4]” (pàg. 138).

I fer-ho, al damunt, sense pervertir-se o prostituir-se —“[Scott Fitzgerald] de vegades escrivia contes que considerava bons […] i que després […] modificava […] perquè fossin vendibles a les revistes. […] Li vaig dir  que ho considerava una forma de prostitució[5]” (pàg. 160)— esdevenia doblement difícil, però ell no només no es mantingué ferm —“li vaig respondre que no creia que ningú pogués escriure d’una manera que no fos la millor possible sense destruir el seu talent[6]” (Íd.)—, sinó que fou capaç de trobar i d’establir la seva veu literària.

Una veu basada en uns criteris, tan clars com convenients, que per a benefici de tots els lectors i lectores i, sobretot, dels (aspirants a) escriptors i escriptores, va fent explícits al llarg de l’obra. Fóra del tot deslleial amb l’autor, amb l’editorial i amb el traductor si transcrivís in extenso aquests seus, podríem dir-ne, consells d’escriptura però no sóc capaç de resistir la temptació d’oferir-vos-en un tast: “Pensava: «[…]L’únic que has de fer és escriure una frase veritable. Escriu la frase més veritable que sàpigues»[7]” (pàg. 16); “Si començava a escriure d’una manera estilitzada, o com si volgués presentar o exposar les coses, sempre acabava veient que la filigrana i els guarniments es podien retallar, que podien descartar-se i començar amb la primera frase certa, senzilla i declarativa que hagués escrit[8]” (pàg. 17).

Tenir-hi accés, de primera mà, és, sens dubte, un luxe fantàstic que no podem sinó aprofitar. Un luxe o privilegi que em duu a preguntar-me: com és que ens ha calgut esperar tant perquè un llibre com aquest —amb o sense els afegits, del tot innecessaris des del meu punt de vista, que van decidir incloure-hi els seus hereus— es traduís al català?

diumenge, 9 de desembre del mmxviii

[1] If the reader prefers, this book may be regarded as fiction. But there is always the chance that such a book of fiction may throw some light on what has been written as fact.
[2] I thought about how the chimney would be cold and might not draw and of the room possibly filling with smoke, and the fuel wasted, and the money gone with it, and I walked on in the rain.
[3] I learned to understand Cézanne much better and to see truly how he made landscapes when I was hungry.
[4] But when you are poor, and we were really poor when I had given up all journalism when we came back from Canada, and could sell no stories at all, it was too rough with a baby in Paris in the winter.
[5] [Scott Fitzgerald] He had told me how he wrote what he thought were good stories […] and then changed them for submission, knowing exactly how he must make the twists that made them into salable magazine stories. […] I said I thought it was whoring.
[6] I said that I did not believe anyone could write any way except the very best he could write without destroying his talent.
[7] All you have to do is write one true sentence. Write the truest sentence that you know.
[8] If I started to write elaborately, or like someone introducing or presenting something, I found that I could cut that scrollwork or ornament out and throw it away and start with the first true simple declarative sentence I had written.

© Xavier Serrahima 2018
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Publicat a La Llança, el 10 de desembre del 2018

Altres anàlisis literàries de novel·la

El crist de nou crucificat, Nikos Kazantzakis


Aquesta anàlisi literària de “París era una festa”, d’Ernest Hemingway” de Xavier Serrahima està subjecta a una llicència de Reconeixement-NoComercial-SenseObraDerivada 4.0 Internacional de Creative Commons

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Notes de lectura

Un esbós del passat, Virginia Woolf

Un esbós del passat, Virginia Woolf

Sóc qui era

És prou sabut —o, almenys, ho hauria d’ésser— que una de les millors maneres de conèixer un escriptor és llegir els seus diaris o dietaris, la seva correspondència i les seves memòries. En al cas de Virginia Woolf, ens deixà uns esplèndids diaris (per desgràcia, encara no traduïts al català) i una nombrosa correspondència (de la qual tampoc no en tenim una edició en la nostra llengua), però no escriví mai un llibre de memòries. Tan sols algunes notes de caràcter biogràfic que s’aplegaren en el volum Moments of Being.

Viena Edicions ha tingut la bona pensada de publicar, en la seva sempre interessant col·lecció “Inquiets”, la peça central d’aquest volum, Un esbós del passat (A Sketch of the Past), donant-la a traduir a Dolors Udina, que tan bona feina va fer amb La senyora Dalloway. Una nova oportunitat d’entrar en contacte amb l’obra de l’autora; amb un text que, tal com remarca la traductora en la seva “nota”, no tan sols es converteix en “una experiència fascinant” quan la tradueixes sinó que “encomana entusiasme i ganes de viure”.

Si algú encara dubta sobre què és la literatura, sobre què és el que diferencia radicalment l’artista de l’artesà, la necessitat d’escriure —i, en general, de crear— de l’escriptura convertida en ofici, en aplicació mecànica d’una recepta, capbussant-se en aquest volum prendrà consciència de la identitat indissoluble entre autor i obra, entre vida i escriptura. Des de les primeres línies, constatarem que vivia com escrivia i escrivia com vivia.

En la seva manera de viure —i, per tant, d’escriure— el passat i el present s’encavalquen; li cal conèixer el passat per saber qui és i com ha arribat a ésser-ho; li cal tenir els peus ben posats en el present per entendre millor el passat, perquè se li il·lumini; per poder practicar arqueologia emocional i sentimental. I en aquest ambient, l’autora anglesa es mou com peix dins de l’aigua: “El passat només torna quan el present flueix amb tanta suavitat com si llisqués sobre la superfície d’un riu fondo. Llavors és quan es veu el fons a través de la superfície”.

Perquè, en sigui més o menys conscient, si comença a redactar aquest esborrany de les seves memòries —“Ara que estic cansada d’escriure la vida d’en Roger [Fry], potser intentaré dedicar un parell o tres de matins a fer-ne un esbós”— crec que és més per la necessitat que sent d’entendre’s ella mateixa, de saber qui és, de mirar enrere per veure si té sentit o no seguir endavant. Una de les raons que explicita és que vol saber “Qui era jo llavors?”, però llegint-la fa la impressió que el que de veritat li importa és qui és ella, quan ho està escrivint: “en part, escric això per recuperar el sentit del present i que el passat ombregi aquesta superfície descomposta”.

És per aquest motiu, entenc, que, ja des del primer dia, deixa clar que el punt central i el pilar sobre el qual se sustenten unes memòries no són les coses que li passen, sinó “la persona a qui li passen”. I si “moltes són un fracàs” és perquè “diuen: «Això és el que va passar», però no diuen com era la persona a qui li va passar. I els esdeveniments volen dir molt poc si no sabem primer a qui li han passat”. Raó per la qual, abans d’endinsar-se en els records que tenen com a protagonistes els altres (principalment, la seva mare i el seu pare, però també els seus germans), li cal intentar descriure’s ella mateixa.

Una descripció que no tan sols és inicial, sinó permanent. De fet, cada vegada que descriu un dels seus familiars el compara amb ella mateixa; s’esguarda en el seu mirall per veure-hi, en comparança, la pròpia imatge. Ho podem comprovar quan parla de la mare. D’aquesta mare seva que malgrat haver mort quan ella tenia tot just tretze anys —en realitat, precisament perquè va morir quan ella era tan jove— va deixar una marca indeleble, un buit impossible d’omplir: “Sens dubte, la mare era allà, al bell mig d’aquest gran espai que és la infantesa”; “era una d’aquelles presències invisibles que en definitiva tenen un paper tan important a la vida quotidiana”.

Si ens parla de la seva bellesa —“¿quan vaig prendre consciència per primer cop del que sempre era present: la seva increïble bellesa?”— és per dir-nos (o sigui, per dir-se) que ella no la va heretar pas, aquella bellesa. Així com si ens explica que el seu pare, una altra figura central, que va deixar una pregona empremta en la seva personalitat, “deia exactament el que pensava, per inconvenient que fos, i feia el que volia”, és perquè ella també ho hauria volgut fer, però ni en tenia el caràcter ni, encara que l’hagués tingut, com a dona n’ s’ho hauria pogut permetre.

Per tot plegat, si us agrada la literatura de Virginia Wolf, si creieu que és una de les grans entre les grans, aquest llibre us permetrà conèixer-la molt millor; si, per les raons que sigui —entre elles, el temor (infundat) que duen aparellades les obres canòniques o (teòricament) indiscutibles— encara no heu llegida cap de les seves obres capitals, aquest Esbós del passat un ajudarà a decidir-vos a fer, si més no, una passa endavant.

dissabte 2 de juny del mmxviii

© Xavier Serrahima 2018
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@Xavierserrahima

Altres anàlisis literàries d’obres de Virginia Woolf

Una cambra pròpia.
Les ones.

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Notes de lectura

Sodoma i Gomorra II, Marcel Proust

Goig (lector) addictiu

Durant molt de temps, els proustians a Catalunya érem pocs —pocs i, per dur la contrària al refrany, ben avinguts. I si no érem considerats uns esnobs, ben poc n’hi faltava. I tot perquè La Recherche mantenia una, immerescuda i infomanentada, imatge d’inaccessible, d’obra cabdal, que s’ha de conèixer, però que és una temeritat llegir. Una imatge que, sens dubte, té una part de veritat, atès que la majoria de les creacions artístiques de vàlua s’adrecen a una minoria, però que calia aclarir: no a una minoria dins la minoria dels lectors, sinó a la minoria dels lectors.

Per fortuna, la traducció d’A la recerca del temps perdut que està fent Josep Maria Pinto per a Viena Edicions —com, també, la de Valèria Gaillard per a La Butxaca, aquesta, ai las!, més endarrerida— ha anat posant, volum a volum, les coses al seu lloc, fins a tal punt que potser els (nous) lectors de Proust no fan cua tota la nit per poder llegir els primers el nou llibre, però si que l’esperen amb moltes ganes. Tant que no dubten a demanar a Viena quan apareixerà.

Des del mes passat ja podem tenir a les mans Sodoma i Gomorra II i podem, per tant, submergir-nos en el plaer de la seva lectura. Remarco el plaer perquè, per damunt de qualsevol altra consideració, el que ens ofereix, a gavadals, com una pluja beneïda en el (semi) desert de la literatura lírica, l’autor francès són tot un seguit de moment de goig, de delectació lectora, de prosa convertida en poesia pura.

És per aquesta raó que, exactament com succeeix amb la poesia, el més recomanable, quan es llegeix qualsevol llibre de Proust és oblidar-se —si més no, en una primera lectura; perquè, és clar, com succeeix també amb la poesia strictu sensu, la possibilitat de no rellegir-lo, una vegada l’has enllestit, ni es planteja— del què ens explica i assaborir, amb els cinc sentits, extasiats, com ens ho explica; com la seva prosa fluvial, curulla de meandres i més meandres, que gira i gira, que transforma les paraules i les frases en simfonia musical, ens captiva, ens trasllada al País de les Meravelles del gaudi artístic.

És per això que entenc que no té gaire sentit provar de resumir l’argument d’aquest o de cap altre volum de La Recherche, o tractar d’il·luminar-los fent referència a la vida del seu autor, cercant, com si fóssim arqueòlegs —o, més exactament, entomòlegs— les raons autobiogràfiques dels seus textos. En el cas present, de la homosexualitat o, per dir-ho en mots de Proust, de la inversió sexual.

En primer lloc, perquè aquest sistema pot contribuir al lluïment del prologuista o del glossador,  evidenciant els seus coneixements i la seva perspicàcia, però això —a banda que li fa perdre de vista quina és la seva funció i, encara més, en seu lloc en el llibre que comenta— li aporta ben poc, per no dir gens. En segon, perquè, en realitat, més que il·luminar el llibre, l’enfosqueix —o, almenys, condiciona al lector més que no convindria.

Però, en tercer i fonamental lloc, perquè aquest intervencionisme excessiu, aquest furgar en la vida de l’autor, si ja és (molt) discutible en la majoria dels cassos, en el de Proust és, directament, un atemptat contra la seva concepció autònoma de la novel·la. Una concepció que deixa no ja clara, sinó claríssima en el seu Contre Sainte-Beuve: “[un] abisme […] separa l’escriptor de l’home de món, […] el jo de l’escriptor no es mostra més que  en els seus llibres”*.

És per això que, si voleu tenir el privilegi d’entrar en contacte immediat, pell a pell, ànima a ànima, no amb la vida del seu autor —que, així que emprèn l’obra s’esvaeix; es transforma en la dels seus personatges— sinó amb la dels seus fills literaris (el narrador, Albertine, Charlus, Morel, el Senyor i la Senyora Vautrin…), infinitament més interessants, autèntics i pertorbadors, oblideu-vos de qualsevol altra consideració —començant per aquesta modesta anàlisi literària— i llanceu-vos de cap a llegir Sodoma i Gomorra II.

Gaudiu-lo, sense presses, donant-vos tot el temps que us calgui per llegir i rellegir, per gustar i degustar. Si ho feu així no només faríeu feliç a Proust, sinó, el que és essencial, us fareu feliços a vosaltres mateixos —i, sense ni adonar-vos-en, us afegireu a la cada vegada més nombrosa (dins la lògica minoria lectora) comunitat de proustians catalans.

dilluns, 9 d’octubre del mmxvii

* « [un] abîme […] sépare l’écrivain de l’homme du monde, […] le moi de l’écrivain ne se montre que dans ses livres »

Anàlisis literàries dels anteriors volums d’À la recherche du temps perdu:

Combray
Un amor d’en Swann
A l’ombra de les noies en flor I
 A l’ombra de les noies en flor II
El cantó de Guermantes I
 El cantó de Guermantes II
 Sodoma i Gomorra I