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La prisonnière II, Marcel Proust

La Prisonnière II, Marcel Proust

Plaisir et  esprit

Pour l’écrasante majorité des gens, septembre c’est le lundi des mois : c’est quand, après les vacances toujours si reconnaissantes, il faut s’intégrer à nouveau au travail. Ce n’est probablement pas le plus aimé des mois, mais plutôt au contraire. Depuis quelques années, cependant, a Catalogne, nous avons au moins une (très) bonne raison de souhaiter qu’il arrive: Juste quand Septembre fait son entrée, la complicité splendide de Viena Edicions (Folio, Éditions Gallimard, dans la versions originale française) et Josep Maria Pinto le rendre plus souhaitable, nous prenant, fraîchement sortis du four, au correspondant volume de A la recherche du temps perdu. Et si, aux amants de la bonne littérature, cela ne nous compense pas pour presque tout, pour quoi cela nous compensera-t-il ?

Cette année est venue à La Presonera II (La Prisonnière II), qui nous permet de compléter l’aventure captivante qui a commencé avec le volume précédent et, par conséquent, de s’occuper du déroulement d’une situation amoureuse assiégée par l’un des plus dangereux et destructifs vices imaginables : celui de la jalousie. Une jalousie qui imprègne, de la première à la dernière page, tout le roman, qui devient le fil d’une histoire que nous ne commettrons pas l’erreur de révéler, mais qui est conditionné et déterminé par la jalousie obsessionnelle de le protagoniste, qui ne vit pas mais, encore moins, laisse vivre Albertine, sa bien-aimée.

Et nous y assisterons —et cela c’est sans aucun doute l’un des plus grands succès de la magne et magistrale œuvre proustienne— à la première personne, étant donné que le narrateur s’adresse à nous ; est par l’écriture, qui nous parle, à ses lecteurs; qui, grâce à la magie de la littérature, fait de nous leurs confidents. Confidents privilégiés, puisque ce qui (nous) explique, en narrant, ne l’explique à personne d’autre.

En réalité, qu’il en soit ou non conscient, il se l’explique, et ce faisant, c’est aussi à nous qui nous l’explique. Il se l’explique pour essayer de se comprendre —que ce n’est cette, peut-être pas, la raison essentielle de l’art (et de la littérature)?— et, ce faisant, nous aide à que nous pouvions le comprendre. A le comprendre et, ce qui est (très et très) plus important, de nous comprendre.

Et c’est pour cette raison, sûrement, que le narrateur devient très présent, ce qui devient transparent : « Ne mentionnons ici que pour mémoire, le désir de paraître naturel et hardi”» (p. 203); «En effet, disons (en interrompant pendant quelques instants ce récit, que nous reprendrons aussitôt après cette parenthèse que nous ouvrons au moment où M. de Charlus, Brichot et moi nous nous dirigeons vers la demeure de Mme Verdurin) » (p. 204); «Si le lecteur n’en a que l’impression assez faible, c’est qu’étant narrateur je lui expose mes sentiments en même temps que je lui répète mes paroles » (p. 334).

Si transparent que, si nous le regardons bien dès le départ —et si nous n’avons pas l’intérêt de regarder bien de prés, de tout laisser, de faire abstraction de tout a fin de nous plonger dans l’œuvre comme si, tandis qu’on la lit, il ne pourrait y avoir rien de plus dans le monde, il serait mieux que nous choisissons un autre type de lecture (moins exigeante et moins enrichissante)— nous nous rendrons compte que l’écrivain français nous offre une (très) invitante dégustation de tout ce que nous y trouverons. Ainsi que nous commençons cette deuxième partie il nous présente ouvertement et diaphane les bases essentielles sur lesquelles l’histoire se développera et avec la quelle il jouera.

Surtout, deux — la troisième, celle de l’homosexualité, exigeront plus tard sa place — des trois questions cruciales du roman : l’amour et le mensonge. Amour et le mensonge que, en ce qui concerne à le narrateur et protagoniste, ce fondent el confondent en une unique: la jalousie. C’est parce qu’il se sent jaloux, obsessionnellement, farouchement, incontestablement, jaloux qu’il recourt au mensonge. Qu’il y recourt et qu’il est convaincu qu’Albertine lui ment, que lui ment pour se libérer de son contrôle excessif, maladif — par ce contrôle excessif qui la fait devenir une prisonnière.

Déjà le premier paragraphe est plus qu’explicite : «Après le dîner, je dis à Albertine que j’avais envie de profiter de ce que j’étais levé pour aller voir des amis […] Je tus seulement le nom de ceux chez qui je comptais aller, les Verdurin » (p, 181). Et il le souligne  dans le paragraphe suivant: «Je dis à Albertine […] que je ne savais trop où j’irais, et partis chez les Verdurin » (p. 182).

De même, il indique clairement la situation de confinement à ce qu’il a soumis à son amant: « Je souffrais seulement que la coiffure que je lui avais demandé d’adopter pût paraître à Albertine une claustration de plus » (Id.); «Et, au cas où cela ne suffirait pas, dans une simple paire de phrases, il résume le thème du volume: « [l]’amour déçu, [l]’amour jaloux » (Id.).

Si nous avons lu les volumes précédents, en particulier le précédent, et si nous avons bien présentes ces guides de navigation que —ne pas par hasard— nous fournit l’auteur nous serons, sans aucun doute, en une condition optimale pour l’accompagner dans le fantastique voyage de découverte et redécouverte a ce qu’il nous invite. Un voyage qui démontre, une fois de plus, que Marcel Proust n’est pas seulement l’un des plus grands prosateurs qui aient jamais existé — selon mon modeste avis, le plus magistral poète en prose que je n’ai jamais lu — mais un glorieux, incomparable, analyste de la psychologie ou le condition humaine.

Raison pour laquelle lire À la recherche du temps perdu est censé non seulement l’un des plus grands plaisirs littéraires qu’on puisse imaginer —pour se délecter de sa prose, il suffit d’ouvrir l’un de ses volumes, au hasard, d’en choisir une page et un paragraphe aléatoire et de le lire (si cela est possible, à haute voix, en le déclamant) — mais une inépuisable source de connaissances, hypothétiques, toujours dubitatives et provisoires, et, par conséquent, plus enrichissantes, sur ce que nous sommes ou pouvons être, sur ce que, avec plus ou moins de succès, nous appelons l’âme (ou condition) humaine.

Si vous pensez que j’exagère — sûrement, je le penserais aussi, si c’était vous —, vous ne pouvez pas l’avoir plus facile, faites le test: lisez-le et vous le saurez.

© Xavier Serrahima 2019
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A l’ombra de les
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El cantó
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Sodoma i
Gomorra I
Sodoma i
Gomorra II

Aquesta obra de Xavier Serrahima està subjecta a una llicència de Attribution-NonCommercial-NoDerivatives 4.0 Internacional de Creative Commons

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La Presonera II, Marcel Proust

Dedicat als CDR il·legalment i dictatorialment empresonats ahir:
com més ens collin, més ganes tindrem d’alliberar-nos!

La Presonera II, Marcel Proust

Goig i esperit

Per a la immensa majoria de la gent, el setembre és el dilluns dels mesos: és quan, després de les sempre tan agraïdes vacances, cal incorporar-se de nou a la feina. Probablement, doncs, no és el més estimat dels mesos, ans al contrari. Des de fa uns anys, però, tenim, almenys, una (molt) bona raó per desitjar que arribi: just quan setembre fa la seva entrada, l’esplèndida complicitat de Viena Edicions i de Josep Maria Pinto ens el fan més desitjable duent-nos, acabat de sortir del forn, el corresponent volum d’A la recerca del temps perdut. I si, als amants de la bona literatura, això no ens compensa de quasi tot, què ens en compensarà?

Enguany li ha arribat el torn a La Presonera II (La Prisonnière II), que ens permet enllestir la captivadora aventura que començà amb el volum anterior i, per tant, d’assistir al descabdellament d’una situació amorosa assetjada per un dels més perillosos i destructius vicis imaginables: el de la gelosia. Una gelosia que impregna, des de la primera a la darrera pàgina, tota la novel·la, que es converteix en el fil conductor d’una història que no cometrem pas la inconveniència de desvetllar, però que es veu condicionada i determinada per l’obsessiva gelosia del protagonista, que no viu però, encara menys, deixa viure Albertine, la seva estimada.

I hi assistirem —i aquest és, sens dubte, un dels majors encerts de la magna i magistral obra proustiana— en primera persona, atès que el narrador se’ns adreça a nosaltres; és a través de l’escriptura, que ens parla a nosaltres, als seus lectors i lectores; que, mercès a la màgia de la literatura, ens converteix en els seus confidents. En confidents privilegiats, ja que el que (ens) explica tot narrant no ho explica a ningú més.

En realitat, en sigui o no conscient, s’ho explica a ell mateix, i, en fer-ho, ens ho explica a nosaltres. S’ho explica per mirar d’entendre’s —que no és, potser, aquesta, la raó essencial de l’art (i de la literatura)?— i, en fer-ho, ens ajuda a entendre’l. A entendre’l i, el que és (molt i molt) més important, a entendre’ns.

I és per això, segurament, que el narrador es fa molt present, que esdevé transparent: “Aquí només esmentarem, per recordar-ho, el desig de semblar natural i agosarat[1]” (pàg. 33); “En efecte, diguem (per avançar-nos unes setmanes en el relat que reprendrem immediatament després d’aquest parèntesi que obrim mentre el senyor de Charlus, en Brichot i jo ens dirigim cap a la casa de la senyora Verdurin)[2]” (pàg. 34); “Si la impressió del lector és força feble és perquè, com que sóc narrador li exposo els meus sentiments al mateix temps que li repeteixo les meves paraules[3]” (pàg. 192).

Tan transparent que, si ens hi fixem bé des de bon començament —i si no tenim l’interès en fixar-nos-hi bé, en deixar-ho tot, en abstreure’ns a fi de capbussar-nos en l’obra com si, mentre la llegíssim, no pogués existir res més al món, millor que escollim un altre tipus de lectura (menys exigent i menys enriquidora)—, ens adonarem que l’escriptor francès ens ofereix un (molt) incitador tast de tot el que hi trobarem. Així que encetem aquesta segona part ens presenta obertament i diàfana les bases essencials sobre les que desenvoluparà el seu relat i en les què s’esplaiarà.

Sobretot, dos —el tercer, el de l’homosexualitat, anirà reclamant el seu lloc més endavant— dels tres temes crucials de la novel·la: l’amor i la mentida. Amor i mentida que, pel que al narrador i protagonista es refereix, es fonen i confonen en un de sol: la gelosia. És perquè se sent gelós, obsessivament, arravatadament, invenciblement, gelós que recorre a la mentida. Que hi recorre i que està convençut que Albertine el menteix a ell, que el menteix per alliberar-se del seu control excessiu, malaltís —per aquest control desmesurat que la converteix en una presonera.

Ja el primer paràgraf és més que explícit: “Havent sopat, vaig dir a l’Albertine que tenia ganes d’aprofitar que m’havia llevat per anar a veure uns amics[…]. Només vaig callar el nom d’aquells a casa dels quals havia pensat anar, els Verdurin[4]” (pàg. 7). I ho rebla al paràgraf següent: “Vaig dir a l’Albertine […] que no sabia ben bé on aniria, i me’n vaig anar a casa dels Verdurin[5]” (pàg. 8).

Així mateix, deixa ben patent la situació de reclusió a la què ha sotmès a la seva amant: “Només patia pel fet que el pentinat que jo li havia demanat que adoptés pogués semblar a Albertine un enclaustrament més[6]” (Íd.). I, per si no fos prou, en un simple parell de frases, resumeix el tema del volum: “[l]’amor frustrat, [l]’amor gelós[7]” (Íd.).

Si hem llegit els volums anteriors, sobretot, l’anterior, i si tenim ben presents aquestes guies de navegació que —no pas per casualitat— ens facilita l’autor estarem, sens dubte, en una condició òptima per acompanyar-lo en el fantàstic viatge de descoberta i de redescoberta a què ens convida. Un viatge que demostra, una vegada més, que Marcel Proust no és tan sols un dels més grans prosistes que hagin existit mai —segons el meu modest parer, el més magistral poeta en prosa que mai hagi llegit— sinó un majúscul, incomparable, analista de la psicologia o de la condició humana.

Raó per la qual llegir À la recherche du temps perdu suposa no tan sols un dels majors plaers literaris imaginables —per delectar-se amb la seva prosa n’hi ha prou amb obrir qualsevol del seus volums, a l’atzar, escollir una pàgina i un paràgraf a l’atzar i llegir-lo (si és possible, en veu alta, declamant-lo)— sinó una inesgotable deu de coneixement, hipotètica, sempre dubitativa i provisional, i, per tant, més enriquidora, sobre el que som o podem ésser, sobre allò que, amb major o menor encert, anomenem ànima (o condició) humana.

Si penseu que exagero —segurament, jo també ho pensaria, si fos vosaltres—, no ho podeu tenir més fàcil, feu la prova: llegiu-lo i ja m’ho sabreu dir.

dilluns 23 i dimarts 24 de setembre del mmxix

[1]Ne mentionnons ici que pour mémoire, le désir de paraître naturel et hardi” (Folio Classique, page. 203).
[2]En effet, disons (en interrompant pendant quelques instants ce récit, que nous reprendrons aussitôt après cette parenthèse que nous ouvrons au moment où M. de Charlus, Brichot et moi nous nous dirigeons vers la demeure de Mme Verdurin)” (page. 204).
[3]Si le lecteur n’en a que l’impression assez faible, c’est qu’étant narrateur je lui expose mes sentiments en même temps que je lui répète mes paroles” (page. 334).
[4]Après le dîner, je dis à Albertine que j’avais envie de profiter de ce que j’étais levé pour aller voir des amis […] Je tus seulement le nom de ceux chez qui je comptais aller, les Verdurin” (page. 181).
[5]” Je dis à Albertine […] que je ne savais trop où j’irais, et partis chez les Verdurin” (page. 182).
[6]Je souffrais seulement que la coiffure que je lui avais demandé d’adopter pût paraître à Albertine une claustration de plus” (Íd.).
[7][l]’amour déçu, [l]’amour jaloux” (Íd.).

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La presonera I, Marcel Proust

La presonera I, Marcel Proust

Condició humana  a besllum

Sovint, quan convides a la lectura de La Recherche —i quan t’hi has submergit i l’has gaudida tant et fa la impressió que fer-ho és, gairebé, una mena d’obligació moralo-literària— i proposes que, per començar, agafis qualsevol dels seu set —que seran 14 en la versió d’Edicions Viena— volums, l’obris a l’atzar i llegeixis la pàgina que tens al teu davant com si fos poesia, pel simple (i per això, tan meravellós) plaer de llegir, deixant-te captivar per la bellesa de la seva prosa incomparable, els amants de les concrecions et demanen: «Així i tot, si haguessis d’escollir un llibre o un paràgraf, quin seria?». Fins ara, deia que pràcticament qualsevol, però que el primer paràgraf del primer volum o aquell en que el narrador entra en contacte per primera vegada amb les noies en flor són perfectes per a aquesta aproximació inicial —i iniciàtica—a la magna obra proustiana.

Tanmateix, a partir d’ara em caldrà afegir-hi el, magistral, captivador, inici de La presonera I (La prisonnière), Marcel Proust, Edicions Viena, setembre del 2018, traducció de Josep Maria Pinto: “De bon matí, amb el cap encara girat cap a la paret i abans d’haver vist, per sobre de les grans cortines de la finestra, quin matís tenia la ratlla del dia, ja sabia quin dia faria1”. Un inici que demostra de nou que la literatura, la literatura literatura, la que sorgeix com un doll indeturable del cor i de l’ànima de l’autor, és un viatge que et du molt lluny i molt al fons; que, fent-te fruir, et canvia, et forma i et con-forma.

No és, en absolut, pas casual que aquest nou volum s’enceti amb un matí. No tan sols perquè els matins són un element clau en l’estructura narrativa de la Recherche —només cal recordar la primera frase d’El cantó de Guermantes I: “La piuladissa matinal dels ocells semblava insípida a la Françoise2”— sinó, sobretot, perquè fons i forma són una i la mateixa cosa: amb els matins comença el dia, però també la vida, i per al narrador també comença una nova vida, quan es troba a París i té al seu costat Albertine. Una nova vida, la de l’amor i la del seu assoliment, que havia somniat des de feia temps i que, això no obstant, esdevindrà més un malson que un goig, un infern que no pas un paradís: “El sofriment en l’amor cessa uns instants , però per tornar a començar de manera diferent3”; “Aquí anomeno amor a una tortura recíproca”.

Un malson condicionat pel pitjor enemic, pel més indesitjable de l’amor, aquell element que, al contrari de la pedra filosofal, converteix l’or en pedra: la gelosia. Perquè aquest cinquè volum d’À la recherche du temps perdu, i sobretot aquesta primera part, posa de manifesta que Proust a banda d’ésser el creador d’una de les proses més belles i suggeridores de la literatura universal —n’hi ha ben prou amb llegir (gairebé) qualsevol de les seves pàgines per constatar-ho— és, alhora (i això el situa a una alçada artística pràcticament inabastable), no tan sols un pregon coneixedor de l‘ànima humana, sinó un dels artistes que millor i d’una manera més exacta l’ha sabuda expressar artísticament. És un extraordinari pintor o retratista dels contradictoris abismes de la condició humana.

I aquesta doble condició, bellesa i profunditat, coneixement i art, és tan clarament palesa en aquest llibre que fa esgarrifar. Començant pel fet que fa la impressió que no hi passa res, on l’acció, si és que en podem dir així, es redueix poc més que a alguna escena casolana, a algun reflex, de l’exterior i a les, molt comptades i sempre controlades, sortides d’Albertine. I tant els reflexos exteriors com les sortides no només són sempre indirectes, a besllum, com si el narrador ens mantingués closos a la caverna de Plató, seguint l’exemple premonitori del paràgraf que, com hem vist, obre el volum.

Tant és així que, s’acaba produint l’efecte curiós —efecte, no cal dir-ho, llaurat per l’autor de Contre Sainte-Beuve— que en aquesta novel·la magistral té com a protagonista (com a co-protagonista, atès que el narrador es manté al centre del relat) Albertine,  mai no sabrem què ha fet o deixat de fer, on ha estat o on ha deixat d’estar; no sabrem, de veritat, si la desmesurada gelosia que sent per ell el narrador tenia o no raó d’ésser. Si haguéssim de resumir la succinta trama —i no cometrem, per descomptat, una tal inconveniència— ens seria impossible, en comptes d’explicar el que ha passat, ens veuríem obligats a explicar el que el narrador creu, sovint malaltissament, que ha passat.

I si això és així és perquè, altra vegada forjant fons i forma en un sol bloc, inseparable, és la mateixa gelosia la que no tan sols impedeix que pugui haver-hi gaire acció —la que lliga amb una cadena de ferro Albertine i no li permet gaudir de les llums, diürnes i nocturnes, de París, però també la que el lliga o l’empresona a ell, incapaç de fer res més que imaginar que ella l’enganya tan aviat com surt per la porta de casa; el celler és, alhora, presoner— sinó que la que impedeix, també, que es pugui acabar sabent res, en realitat.

Una manera, artísticament fantàstica, de retratar la gelosia: com a lectors, no tan sols la vivim, sinó que la sofrim; als protagonistes, la gelosia els priva del goig de gaudir de l’amor; a nosaltres, com a lectors, del dret a saber, a saber de veritat: “l’oblit anihilava tant en mi com en l’Albertine una gran part de les coses que m’havia afirmat. […] Tot el que ignorem referit a la vida real de la persona que estimem, no hi prestem  cap atenció, oblidem immediatament el que ens ha dit respecte de tal fet o de tals persones que no coneixem, així com el to que tenia quan ens ho deia. […] La nostra gelosia, que furga en el passat per extreure’n indicacions, no hi troba res; sempre retrospectiva, és com un historiador que hagués de fer una història per a la qual no té cap document ; […] La gelosia es debat en el buit, incerta […]5”.

dijous, 20 de setembre del mmxviii

1 « Dès le matin, la tête encore tournée contre le mur, et avant d’avoir vu, au-dessus des grands rideaux de la fenêtre, de quelle nuance était la raie du jour, je savais déjà le temps qu’il faisait. » (La prisonnière, Marcel Proust, Folio classique, page 3)

2 « Le pépiement matinal des oiseaux semblait insipide à Françoise. » (Le Côté de Guermantes, Marcel Proust, Folio classique, page 3)

3 « La souffrance dans l’amour cesse par instants, mais pour reprendre d’une façon différente. » (La prisonnière, Marcel Proust, Folio classique, page 101)

« J’appelle ici amour une torture réciproque. » (Íd., page 94)

5  « l’oubli anéantissait aussi bien chez moi que chez Albertine une grande part des choses qu’elle m’avait affirmées. […] Tout ce que nous ignorons se rapporter à la vie réelle de la personne que nous aimons, nous n’y faisons aucune attention, nous oublions aussitôt ce qu’elle nous a dit à propos de tel fait ou de telles gens que nous ne connaissons pas, et l’air qu’elle avait en nous le disant. […] notre jalousie, fouillant le passé pour en tirer des indications, n’y trouve rien ; toujours rétrospective, elle est comme un historien qui aurait à faire une histoire pour laquelle il n’est aucun document ; […] La jalousie se débat dans le vide, incertaine […].» (Íd., page 137)

© Xavier Serrahima 2018
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